Affichage des articles dont le libellé est Poèmes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Poèmes. Afficher tous les articles

dimanche 3 février 2013

Correspondances # 9 - La Marque



Marqué d'eux, un monde rêvé,
Innocent dans les rires passés,
J'ai pensé douter du fruit retrouvé,
Celui qui ne touche jamais
Le ciel, la mer et l'âme esseulée.

Marqué du bleu l'étrangeté,
De l'autre coté du monde créé
On distingue fièvre et légèreté,
Comme dans cette encre jetée
Sur ce livre à l'odeur brulée

Marqué du cercle l'éternité,
Tout comme l'essence fanée
De nos corps sur ce lit défait.
Il ne reste que des pleurs greffés
Sur ma peau et mes lèvres blessées

Marqué de toi le cœur scellé,
Je déchire, parfois en vérité,
Tes peurs, ton cœur et ta virilité
Pour réellement me prouver
Que tu n'étais pas celui que j'aimais.


lundi 6 février 2012

Correspondances # 8 - Quitte moi, c'est mieux

Je veux découvrir ton monde étoilé 
Et parcourir tes rives argentées, 
Tant de fois, pour éviter que les fées,
Arrachent tes lèvres de mes pensées. 
Imagines–tu que nos douces vies 
Meurent de ces agréables folies
Et pour qu'on soit enfin, des ennemis. 

On avait l'habitude de se cacher,
Rire et parler sous ses arbres sacrés. 
Il y avait des soleils, de la brise
Ainsi que des regards de franchise 
Nous c'était pour des instants 
Enfin, pour quelques moments 

Ange du passé, Démon du présent, 
Nourri par quelques poisons permanents, 
Gagné par la solitude des ans, 
Endolori jusqu'au cœur maintenant, 
Suis-je prisonnier de ton Néant ? 

Ouvre les yeux, ne reste pas, 
Il la possède, et toi tu le vois
Nous c'était pour des instants 
Enfin, pour quelques moments 

J'ai fui ton domaine sacré 
En pensant que je l'avais violé 
J'ai découvert tes rives argentées 
Pour périr près de ton monde étoilé

mercredi 26 octobre 2011

Correspondances # 7 - O

Dessine-moi un cadeau
Aux couleurs de ta peau
Pour montrer aux zéros
Que tu es le plus beau des héros

Dessine-moi un bateau
Aux couleurs de ta peau
Pour voguer sur les flots
Et découvrir tu paradiso

Dessine-moi un oiseau
Aux couleurs de ta peau
Pour voler les pinceaux
Et colorer ton tableau

Dessine-moi un bécot
Aux couleurs de ta peau
Pour le graver dans le dos
Et l'emporter tout la haut

Dessine-moi un anneau
Aux couleurs de ta peau
Façonne-le de ton eau
Pour qu'il reste tout beau

Dessine-toi un pinceau
Aux couleurs de ma peau
Pour te tatouer sur la peau
Tu me manques trop

Dessine-moi les mots
Aux couleurs de ta peau
Qui affirme de nouveau
Que tu m'aimes trop.

lundi 19 septembre 2011

Correspondances # 6 - Une lettre d'amour ?


.... Cette correspondance pourrait vous paraître juvénile et inopportune. Cependant elle est la seule pensée que je puisse vous adresser...

Aujourd'hui malgré la peur qui s'insinue, je m'efforce et j'ose vous révéler, vous dévoiler le secret qui enchaîne mon cœur : vous me plaisez étrangement. Votre premier regard m'a surpris ou, plutôt, devrai-je dire, m'a bouleversé. Mon existence passive s'est réveillée comme les volcans de Sicile. Vous me procurer un bonheur idéal sans nom dans lequel les âmes vivent unies entre elles, sans force ni différence.

Je ne suis ni blond ... ni beau, mais simplement fou , fou de vos yeux, de vous. Tout comme la première fois ou j'ai touché mes premières notes d'amour, j'ai peur. Peur de vous parler, les mots me manquent lorsque je me retrouve face à votre visage simple et intimiste. Cette peur se justifie par le passé qui m'a trahi, par les « âmes sœurs » qui m'ont trompé, abusé, déçu et déchu.

Je ne peux m'empêcher de vous oublier : l'esprit a des faiblesses et le cœur possède tout les atouts en main. Comment vous oublier ? comment ... Après une longue analyse aucune réponse m'apparaît clairement. Serait-ce le simple fait d'un ange ou d'une étoile ? Ou plus cruellement l'acte joueur des sentiments humains ? Comment vous décrire l'immense force d'affection que j'éprouve à votre égard ? Les brises de mon cœur désireraient vous effleurer la main ou peut-être les yeux : je n'en demanderai pas plus car j'ai peur de vous effaroucher.

Les anges m'ont rapporté que vous éprouviez des sentiments pour un apollon blond. Ma défaite m'est apparue bien avant le commencement de ma bataille : puis-je me battre par la seule force des mots sincères et du cœur face à celui que vous aimez secrètement. Osez lui parler, c'est un conseil. Osez l'affronter dans un combat singulier ou les yeux se combattent à armes égales. Ma victoire serait alors que vous soyez heureuse et sans doute. Je sais pertinemment que cette envie de vous connaître n'est qu'illusion. Je n'ai pas les atouts que vous recherchez. Cette lettre serai plutôt le moyen d'éclaircir les sentiments que je ressens pour vous.

Vous avez touché mon cœur et je suis tombé dans vos yeux. Les sentiments que je dépose sur ce papier viennent d'une seule force : celle des étoiles qui vivent dans mon cœur et ma tête. En fait je crois aux étoiles mais surtout en vous, en vos lois simples. S'il m'était possible de baptiser une étoile, je la prénommerai Firenze pour que je puisse vous rendre hommage. Je vous aime simplement dans l'ombre et dans la lumière comme « un fou, un roi, comme un Homme ...»

Il existe peut-être une autre façon de se parler. Cependant je ne peux guère décliner mon identité : j'ai peur que vous partiez. Un certains temps m'est donné pour que je puisse vous écrire et peut-être vous conquérir. Et peut-être qu'un jour la destinée nous amènera l'un vers l'autre comme la première fois ou je vous ai détachée d'un groupe d'amies : votre simplicité et votre humilité m'ont persuadés.

Loin d'être un poète, l'heure est venue pour retirer ma plume de ce papier. Je dois je vous oubliez j'imagine.
Merci


Celui qui croit aux étoiles ....

vendredi 2 septembre 2011

Rentrer en Bretagne - Alan Stivell - 1981

Croquer ton granit comme on croquerait du sucre, rocs de sucre
Boire des yeux grands ouverts
les bleu-vert qui
vibrent dans l'air

Voir du train à travers la vitre,
les premières cheminées mégalithes
Par la fenêtre entrouverte,
Rentrer en Bretagne


Inhaler aux tréfonds de moi
L''odeur de l'iode, la bouse mouillée
Et sentir mes yeux se brouiller,
Rentrer en Bretagne

Voir passer les arbres,
Les villages de mon jeune âge,
De mon jeune âge
Horizons aimés, souvenirs retrouvés au passage

C'est ici que j'ai poursuivi
Les cheveux roux et fuyants des filles
Dans mes rêves, à travers la bruine,
Le long de la presqu'île

Et Dieu que c'est bon de revenir
En ce lieu où vit ma mémoire
Retrouver les noms du pays,
Rentrer en Bretagne

Nombre de contrées
J'ai connues sur notre Terre,
Sur la Terre
J'ai appris à aimer l'univers,
Haïr les frontières


Est-ce une raison pour avoir honte
Si dans mon coeur l'émotion monte
Quand mes pieds frappent le sol familier,
En terre d'Armorique ?

Quant à la fille aux yeux bleu-nuit,
Si vous la voyez quelque part,
Allez lui dire que je suis rentré en Bretagne



lundi 4 octobre 2010

Liberté in Poésies et vérités - Paul Eluard - 1942


Sur mes cahiers d'écolier / Sur mon pupitre et les arbres / 
Sur le sable de neige / J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues / Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre / J'écris ton nom

Sur les images dorées / Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois / J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert / Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance / J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits / Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées / J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur / Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante / J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon / Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres / J'écris ton nom

Sur chaque bouffées d'aurore / Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente / J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages / Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade / J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes / Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique / J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés / Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent / J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume / Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies / J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux / Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide / J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre / Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite / J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte / Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni / J'écris ton nom

Sur toute chair accordée / Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend / J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises / Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence / J'écris ton nom 

Sur mes refuges détruits / Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui / J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir / Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort / J'écris ton nom

Sur la santé revenue / Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir / J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot / Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître / Pour te nommer

Liberté

samedi 20 mars 2010

Correspondances # 5 - La beauté des larmes

Dis-oui d’un sourire effacé à l’œuvre des autres.
Perds-toi dans un souci de défi, de volonté et de gaieté.
Cherche mot à mot le réel obstacle de ton cœur, pour panser tes malheurs.
Saisi l’opportunité d’être toi, sans attache et sans regard
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans un anneau de parme.

Dis-oui d’un pas furtif aux multiples attaques des tyrans.
Avance-toi, touche le sensible et le sens avec ta solennité.
Affronte l’arme et l’épée avec ton unique et pure désir d’aimer.
Crée l’instable dans le vulgaire équilibre de l’ennemi
Comme là où le frugal, de désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans le sain d’une femme.

Dis-oui d’une main égarée aux volontés des passants
Libère-toi du terrible mensonge pour affranchir l’âme de ton autre.
Verse les secrets dans le destin égaré qui recherche un peu de paix.
Délivre le moment qui te donnera cet instant d’être en vrai
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans une note de blâme.

Dis oui d’un regard éteint aux vérités des distants.
Dévoile-toi dans l’audace, l’éloquence et la brièveté du geste.
Arrache de ton verbe le flou, l’erreur et la faute.
Révèle cette partie de toi qui se perd dans le vrai méandre du vécu.
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans une valse de l’âme.

Dis-oui d’un parfum sans saveur aux faux fuyants
Mets-toi au cœur des préoccupations éternelles de ce temps
Revendique l’état de faiblesse, de courage et d’envie
Donne à l’autre le mot du sens dans cet univers hors temps
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans une mer sans lame.

Dis-oui d’un gout âpre aux écarts des autres
Assieds-toi au vent des amères faussetés
Accueille le fruit, le souffle et la chair dans sa veine première
Regarde l’instant dans la lucarne de l’ultime présent
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans l’iris d’une âme.

Correspondances # 4 - Le manège

Les choses se bousculent dans leurs têtes,
Rien ne s'arrête et tout n'est plus net.
Qui des deux connait la vérité?
Qui des deux connait les secrets?

Il parait qu'ici on trouve la sérénité
Lui il n'a encore rien trouvé d'aussi éclairé
Sauf peut être l'attente et l'ivresse
Ainsi qu'une nuit sans couleur et tristesse.

Les langues se délient et s'abîment
dans des discours creux et minimes
Le sens de la discussion se perd
et laisse place aux doutes pervers.

Il se perd dans des volontés volubiles
Pour tenter de la séduire.
Elle se perd dans des souvenirs terribles
Pour fuir les choses qui se bousculent et s'arrêtent
Comme ce manège dans sa tête
Qui tournait auparavant dans les vents
Pour illuminer le sourire des enfants

Correspondances # 4

Correspondances # 3 - Sans Titre

De son avenir et parfois de son passé.
On écrit son nom sur cette brume parfumée
Qui recouvre avec légèreté les passions effrénées.

Nos âmes charmées s’observent tendrement
Elles rêvent et communiquent entre elles
Pour se mêler dans les images éternelles
De la neige qui caresse les courbes du ciel


Le voyage, celui dont nous rêvions est là. Il attend patiemment la venue de deux âmes qui se lient… Peut-on y aller…

Dans ce voyage mystique aux goûts de l’Asie
On appréhende notre destin de vie.
Touchés par l’instant qui nous réunit
On désire le rire, le fruit et l’envie…

Blottis dans cette chaleur humaine une nuit
Ou la peau esquisse le fruit et l’envie,
On regarde le dess(e)in sans vilainie
Pour atteindre le calme de l’ultime paradis

Cette forme d’amour qui nous unis
Nous fait découvrir le secret, ce ici,
Dont on a besoin pour rester averti
Des autres, du mal et parfois des maudits.

L’origine de notre contact a été cette forme de message qui transite par des pulsions électroniques, et d’une passion pour le beau…

Des tes mots qui s’envolent vers les hauteurs
Mon âme touchée dans toute son ardeur
Est tombée sur cette étendue de coton
Que tu me dessinais en cette saison.

Le blanc se mélangeait au vent,
Et donnait du bleu à cette passion pour l’océan.
Le calme se mariait avec ce tendre vert
Qui aimait de passion l’orange de ces hautes terres.

Les étoiles qu’on s’échange par envie
Nous protège toutes les nuits du bruit et de l’ennui.
Parce que nous vivons la même story,
Nous ressentons l’unique et le sensible de la vie.

A l’âme d’ici et de l’instant.
Aime la vie

Correspondances # 2 - Dans l'instant que forme ici

Dans ces deux univers parallèles
Il ouvre une porte sur cette forme éternelle
Du bonheur solitaire accroché à des ailes.
Qui volent et recèlent un trésor sans pareil,
Aux couleurs des merveilles et de l’essentiel.

Dans son souvenir d’adulte et son rêve d’enfance
Il tend chaque jour à comprendre cette forme d’insolence
Qui se définit par une curiosité sous le regard de la chance
Et par une longue et agréable ballades des sens.
Aux couleurs de l’essentiel et de l’intense

Dans mille désirs d’échanges et sans gène
L’Homme avance pas à pas et sans haine
Sur des chemins à construire sur des lambeaux d’étrennes
Qui pour beaucoup est une solitude malsaine
Aux couleurs de l’intense violence de la peine

Dans son souvenir d’adulte et ses passions naissantes
Il appréhende chaque jour cette forme enrichissante
De l’autre, de l’amour et de l’amitié parfois prenante
Afin de créer un univers d’images et d’émotions bouillonnantes
Aux couleurs sans peine et parfois trop brillantes

Dans six âmes rêvées et colorées,
Il recherche cette forme de réponse que l’on omet
Lorsque l’amour et l’amitié sont précédés
Du regard tranchant et aiguisé des étrangers
Aux couleurs brillantes qui cachent trop de secrets.

Dans son souvenir d’adulte et son état palpable
Il apprend les facettes de ses semblables
Qui dressent tout comme lui une voie agréable
Semée de secrets droits et de vérités détestables
Aux couleurs du secret de l’âme qui est intouchable.

A ceux qui comptent


Correspondances # 2

Correspondances # 1 - Le secret du Silence

Il est un de ces bruits qui nous assourdit
Lorsque l’instant et l’envie
Tous les deux unis
Déclarent la guerre aux furies.

Il est un de ces bruits qui nous détruit
Lorsque le rire et la pluie
Tous les deux unis
Annoncent la fin d’autrui.

Il est un de ces bruits qui nous envahi
Lorsque l’ivresse et le fruit
Tous les deux unis
Dessinent les couleurs de la folie

Il est un de ces bruits qui nous enrichit
Lorsque l’obstacle et le cri
Tous les deux unis
Brisent les ardeurs des curies

Il est un de ces bruits qui nous conscrit
Lorsque l’amour et l’exquis
Tous les deux unis
Expriment le silence des épris

Il est un de ces bruits qui nous embellit
Lorsque la vie et l’esprit
Tous les deux unis
Dégagent une force dans l’harmonie.

Correspondances # 1