samedi 20 mars 2010

Correspondances # 5 - La beauté des larmes

Dis-oui d’un sourire effacé à l’œuvre des autres.
Perds-toi dans un souci de défi, de volonté et de gaieté.
Cherche mot à mot le réel obstacle de ton cœur, pour panser tes malheurs.
Saisi l’opportunité d’être toi, sans attache et sans regard
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans un anneau de parme.

Dis-oui d’un pas furtif aux multiples attaques des tyrans.
Avance-toi, touche le sensible et le sens avec ta solennité.
Affronte l’arme et l’épée avec ton unique et pure désir d’aimer.
Crée l’instable dans le vulgaire équilibre de l’ennemi
Comme là où le frugal, de désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans le sain d’une femme.

Dis-oui d’une main égarée aux volontés des passants
Libère-toi du terrible mensonge pour affranchir l’âme de ton autre.
Verse les secrets dans le destin égaré qui recherche un peu de paix.
Délivre le moment qui te donnera cet instant d’être en vrai
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans une note de blâme.

Dis oui d’un regard éteint aux vérités des distants.
Dévoile-toi dans l’audace, l’éloquence et la brièveté du geste.
Arrache de ton verbe le flou, l’erreur et la faute.
Révèle cette partie de toi qui se perd dans le vrai méandre du vécu.
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans une valse de l’âme.

Dis-oui d’un parfum sans saveur aux faux fuyants
Mets-toi au cœur des préoccupations éternelles de ce temps
Revendique l’état de faiblesse, de courage et d’envie
Donne à l’autre le mot du sens dans cet univers hors temps
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans une mer sans lame.

Dis-oui d’un gout âpre aux écarts des autres
Assieds-toi au vent des amères faussetés
Accueille le fruit, le souffle et la chair dans sa veine première
Regarde l’instant dans la lucarne de l’ultime présent
Comme là où le frugal, le désir, le bien tout comme la beauté des larmes
Se mêlent et s’aiment dans l’iris d’une âme.

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